Objectif Patrimoine

Lettre Conseil MMA Vie - Mai 2026

Assurance vie : un atout puissant même après 70 ans

Contrairement à une idée reçue, l’assurance vie reste un outil stratégique après 70 ans. Qu’il s’agisse de réaliser de nouveaux versements ou d’optimiser la transmission de son patrimoine, la fiscalité spécifique appliquée après cet âge peut s’avérer particulièrement avantageuse. Nos experts vous éclairent.

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Après 70 ans, les objectifs patrimoniaux évoluent : il s’agit surtout de sécuriser son capital et de répartir son patrimoine de manière équilibrée entre ses proches. L’assurance vie demeure un outil particulièrement adapté, même passé cet âge. Seule la fiscalité appliquée en cas de décès évolue, tandis que le contrat continue d’offrir des leviers efficaces pour optimiser la transmission.

Avant 70 ans : un cadre fiscal favorable

Pour les primes versées avant 70 ans (1) (article 990I du Code général des impôts), l’assurance vie bénéficie d’un régime fiscal favorable (2) en cas de décès.

  • Chaque bénéficiaire profite d’un abattement individuel de 152 500 € (3), applicable pour l’ensemble des contrats souscrits par l’assuré, ainsi que sous conditions sur les capitaux issus d’un Plan d’Épargne Retraite. De plus, cet avantage s’applique sans considération du lien de parenté, offrant une grande liberté dans la transmission.
  • Au-delà de 152 500 €, les sommes sont soumises à un prélèvement de 20 %. Pour la partie taxable excédant 700 000 €, un prélèvement de 31,25 % sera effectué.

Après 70 ans : un dispositif toujours intéressant

Pour les versements effectués après 70 ans (article 757 B du Code général des impôts), seule la part des primes (ou versements) excédant 30 500 € (4) est soumise aux droits de succession. Cet abattement de 30 500 € est global :

  • Il se partage entre tous les bénéficiaires taxables ;
  • Il s’applique sur l’ensemble des contrats d’assurance vie de l’assuré, ainsi que sur les éventuels capitaux décès issus d’un Plan d’Épargne Retraite concerné.


Les produits (intérêts et plus‑values) générés par ces primes versées après 70 ans sur un contrat d’assurance vie épargne sont totalement exonérés de droits de succession, ce qui constitue un avantage fiscal (3) souvent méconnu.

Exemple

Vous versez 40 000 € sur votre assurance vie après 70 ans.
Ces versements génèrent 10 000 € d’intérêts.

Au moment du décès de l’assuré :

  • 30 500 € des sommes versées sont automatiquement exonérés d’impôt.
  • Le reste du capital, soit 9 500 €, peut être taxé selon le lien familial entre vous et le bénéficiaire.
  • 10 000 € d’intérêts, eux, sont toujours transmis sans aucun impôt (hors prélèvements sociaux), quel que soit le bénéficiaire.


En bref :
Seule une partie du capital versé après 70 ans peut être taxée. Les intérêts, eux, sont toujours reçus en totalité, sans fiscalité (hors prélèvements sociaux).

À retenir après 70 ans : les avantages qui font vraiment la différence

Même si l’assurance vie révèle tout son potentiel lorsqu’elle est mise en place tôt, elle reste tout aussi stratégique après 70 ans, un moment clé pour optimiser sa transmission et renforcer la protection de ses proches.

  • Seule la part des primes dépassant 30 500 € peut être taxée, tous contrats confondus, ce qui garantit qu’une part de votre capital est toujours transmise sans fiscalité. Seule l’assurance vie est concernée par cet abattement (les livres bancaires en sont exclus).
  • Vos gains restent entièrement préservés : les intérêts et plus‑values générés après 70 ans sont 100 % exonérés de droits de succession (hors prélèvements sociaux), un avantage qui vous permet de transmettre davantage que le capital versé.
  • Selon les règles générales du droit des successions, certains proches restent totalement exonérés : le conjoint, le partenaire de PACS et, sous conditions, les frères et sœurs cohabitants.

Nos conseils pour tirer le meilleur parti de votre assurance vie

Ouvrir un nouveau contrat pour vos versements après 70 ans
Pour ceux déjà titulaires d’un contrat avant 70 ans, il peut être pertinent d’en ouvrir un nouveau passé cet âge.

Cela permet :

  • de séparer les régimes fiscaux ;
  • de mieux choisir vos bénéficiaires selon la fiscalité applicable (enfants, conjoint(e), proches…) ;
  • de choisir plus facilement le contrat sur lequel effectuer un rachat en cas de besoin de liquidités.

 

Adapter les bénéficiaires
Distinguer les contrats peut aider à répartir intelligemment son patrimoine.
Exemple :

  • D’un côté les enfants sur le contrat alimenté avant 70 ans ;
  • De l’autre le ou la conjoint(e) sur celui alimenté après 70 ans.

Mentions légales

(1) Et après le 13 octobre 1998 : article 990 I du code général des impôts
(2) Sous certaines conditions et selon la législation en vigueur
(3) Cet abattement de 152 500 € s’applique par bénéficiaire pour l’ensemble des contrats d’assurance vie et des Plans d’Epargne Retraite assurance (pour un décès survenant avant 70 ans) souscrit à son profit par un même assuré. Les sommes excédant cet abattement par bénéficiaire sont soumises à un prélèvement forfaitaire de 20 %, puis pour la partie taxable excédant 700 000 € à un prélèvement forfaitaire de 31,25 %.
(4) L’abattement de 30 500 € s’applique sur les sommes versées après 70 ans par l’assuré sur l’ensemble de ses contrats d’assurance vie et le capital décès issu d’un Plan Épargne Retraite assurance si le décès de l’assuré est survenu à compter de ses 70 ans. Au-delà de cet abattement, le montant des sommes soumises aux dispositions de l’article 757B du CGI seront prises en compte pour la détermination des droits de succession en fonction du lien de parenté existant entre l’assuré et le bénéficiaire
(5) Conjoint, partenaire de PACS, ou dans certains cas précis frères et sœurs cohabitant avec l’assuré.

Vous avez besoin d’une information, d’un conseil ou d’un bilan patrimonial personnalisé, votre Conseiller Financier reste à votre disposition

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